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L’actualité chimique - n°280-281

Décembre 2004

Quel scientifique épris de sa discipline n’a jamais éprouvé ce vif plaisir que procure la réponse à une question profane, qu’elle soit posée par un enfant, un ami curieux, un journaliste ou même un collègue spécialiste d’un autre champ de connaissances ? En se risquant à cet exercice parfois périlleux qui consiste à simplifier une connaissance théorique sans la dénaturer, à compenser l’inutilité des concepts, trop éloignés du quotidien de l’interlocuteur [1], par des images et des métaphores, sans pour autant introduire d’idées fausses, à peser ses mots pour éviter les acronymes barbares, les "faux amis" et les termes hermétiques, le scientifique se fait en quelque sorte "médiateur" entre la science et la non-science, entre son monde à lui et les savoirs, les idées préconçues et les systèmes explicatifs préexistants [2] du néophyte.