Les jardins chimiques “un faux-pas vers la vie synthétique”

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Pour La Science - n°375

Janvier 2009

Fin 1910, dans un laboratoire de Nantes. Avec ferveur et attention, Stéphane Leduc, médecin et professeur à l’École de médecine de a ville, relit le texte de la traduction de son ouvrage Théorie physico-chimique de la vie et générations spontanées qui a été publié quelques mois auparavant et qui va paraître en anglais sous le titre The Mechanism of Life. La préface de son traducteur, W. Deane Butcher, ancien président de la section d’électrothérapeutique de la Société royale de médecine, le ravit : "Il n’y a, je crois, aucun spectacle plus extraordinaire et plus éclairant que celui d’une croissance osmotique – une masse grossière de matière brute inanimée en train de germer devant nos yeux, de produire un bourgeon, une tige, une racine, un rameau, une feuille et un fruit, sans aucune stimulation provenant d’un germe ou d’une graine, sans même la présence de matière organique. Car ces croissances minérales ne sont pas seulement des cristallisations,comme le pensent certains.