Les pièges de la médiation scientifique “Proposition de bonnes pratiques”

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Éditeur

L’actualité chimique - n°280-281

Décembre 2004

Il serait vain de croire possible la conception d’un texte qui, tout à la fois, répertorierait l’ensemble des difficultés de la médiation scientifique et y répondrait par des solutions toutes faites. On ne peut cependant nier que toute activité exercée avec assiduité et attention permet la caractérisation de ses principales difficultés et l’élaboration de préceptes plus ou moins efficaces pour les surmonter. Certes, ce travail est sans doute plus aisé dans le cadre de la pratique du jardinage ou de la cuisine que de celle de la médiation scientifique, tant les situations, les interlocuteurs et les objectifs y sont diversifiés. Mais si l’on admet que partager sa culture scientifique, c’est aussi un peu "cultiver la curiosité" et "mettre en appétit de science", on peut se risquer à proposer quelques "recettes" qui, si elles ne peuvent garantir un succès systématique, ont au moins le mérite de poser les premiers jalons d’une "bonne pratique" de la médiation scientifique. C’est ce que nous nous risquons à proposer dans les pages qui suivent.