Pourquoi le biodégradable n’est pas une panacée

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Décembre 2005

Le Parlement, dans un souci légitime de protéger l'environnement, s'apprête à interdire les sacs plastique de supermarché à partir de 2010. En revanche, les mêmes sacs, s'ils sont biodégradables, seront autorisés. Il a même été question d'appliquer cette logique à l'ensemble des emballages : en dehors du «biodégradable», point de salut ! Le mot est paré de toutes les vertus : bios, en grec, signifie la vie, et «bio», c'est forcément la nature vierge et protégée des atteintes de l'homme. Cette perception est-elle écologiquement et scientifiquement fondée ? Pas du tout : la réalité est plus complexe. Le biodégradable peut présenter un intérêt pour des utilisations bien précises : par exemple, les emballages de salades prélavées. Biodégradables, ils permettent aux distributeurs de récupérer les invendus et de les intégrer tels quels dans des filières de compostage s'il en existe.